[Chronique] The Roots - Undun
Genre : Hip-hop, jazz, rock, electronic, experimental…
Sortie : 6 Décembre 2011

Difficile aujourd’hui de définir la musique des Roots. Un des rares groupe de hip-hop composant lui-même ses propres productions, avec ses propres musiciens, tout en utilisant rarement des samples de musique déjà existante contrairement à leurs collègues rappeurs. Ayant par le passé exploré à peu près tous les genres musicaux, tel que le Jazz sur Do You Want More ?!!!??!, la soul sur Phrenology, un rap plus classique sur The Tipping Point ou le rock sur Game Theory, les Roots sont aujourd’hui plus insaisissables depuis leur dernier album How I Got Over, sorti en 2010. Leur musique est en effet un savant mélange de tous les styles, qui puise dans les racines de la musique afro-américaine, en y ajoutant un côté rock sur certains morceaux avec la batterie de ?uestlove, et en la modernisant avec un peu de musique alternative, voir en lui donnant quelques touches expérimentales.
Après être devenu le groupe officiel de l’émission de Jimmy Fallon sur NBC, leur offrant une grande exposition, les Roots ont pris le temps de nous offrir un 12ème projet, une sorte de concept-album retraçant la vie d’un homme né dans la misère et qui va devenir un criminel, avant de mourir bien sûr. Et c’est grandiose ! On touche un niveau de raffinement presque jamais égalé dans le rap. Rares sont les albums hip-hop aussi abouties, avec des productions aussi soignés. Black Thought est moins présent sur cet album que sur les albums précédents, car Undun laisse une grande place aux instruments, et aussi à d’autres rappeurs, toujours parfaitement choisi. Sur How I Got Over, Blu avait fait très fort sur Radio Daze et The Da. Sur celui-ci c’est le rappeur rappeur sudiste Big K.R.I.T. qui fait une grosse prestation sur « Make My ». Phonte et Dice Raw font aussi de belles apparitions mais c’est aussi la qualité des refrains, tous chantés qui apportent une autre dimension à l’album. Souvent dans le rap, des refrains chantés sur tous les morceaux, c’est mal vu ! Mais ici, pas de chanteurs R’n’B foireux, les Roots font appel à des artistes aussi variés que talentueux pour leurs refrains, comme toujours.
C’est un album avec une grande cohérence, et une vraie identité musical. Et c’est là le talent des Roots, mélangé toutes sortes d’ingrédients pour un faire un plat équilibré et homogène. C’est un album à écouté en entier, d’une traite, car c’est un ensemble. On retiendra toutes de même certains morceaux en particulier, comme « Make My », un titre sublime avec de grosses prestations de Black Thought et donc Big K.R.IT. et une production parfaite, qui se termine par une envolé instrumental d’une flûte. « Sleep » avec son style expérimental, et le chant touchant d’un chanteur reggae. On pourrait aussi cité « One Time », « Tip The Scale », « The Other Side », « Stomp»… Ouais non, tout l’album est parfait en fait ! Il se termine d’ailleurs par une partie acoustique à quatre mouvements, mélant le piano de Sufjan Stevens sur Redford et des violons sur les trois autres mouvements.
Et comme les Roots font les choses jusqu’au bout, la cover et les clips sont aussi très soignés ! Voilà un petit court-métrage mélangeant les clips de trois chansons de l’album : « Tip The Scale », « Stomp » et « Sleep ». Ca se passe ici
Note : 9/10






Les MC’s affiliés au crew Odd Future ont pendu un bon album que j’ai pour ma part préféré au « Goblin » de Tyler The Creator. Faire un album de seulement 11 titres permet d’avoir un album efficace qui évite les longueurs, ce qui est le cas avec l’album de Tyler. «
Après avoir tout déchiré en 2010 avec les deux albums Pilot Talk, produit par Ski Beatz, Curren$y est revenu en 2011 avec plusieurs projets dont ce Weekend At Burnie’s. C’est pour moi le plus réussit d’entre tous, donc je vous dévoile déjà que c’est le seul album de Curren$y dans ce Top ! Tous les tracks sauf « #Jets Go » ont été produit par Monsta Beatz, beatmaker signé sur le label de Curren$y, Jet Life. Et ma foi, je dois dire que c’est bien produit ! On connait les penchants de Curren$y pour la weed, lui qui ne manque pas de le rappeler dans ses chansons, et bien Monsta Beatz lui a pondu des intrus qui lui vont très bien, très planantes et enfumés, comme par exemple «
L’anglais SBTRKT (prononcé Subtract) a sorti cette année son premier album studio, et c’est plutôt un bon début. Aussi bien chanteur que producteur, SBTRKT réalise ici un album aux diverses influences de musique électro, allant de la pop à une dubstep plus douce qu’à l’accoutumé. Le sommet de l’album reste «
Demi Portion est un rappeur de Sète, signé sur la label Y&W avec Mokless, Nekfeu et d’autres, et dont on trouve des